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Lauréats 2004
Concours national de paroliers
Chanson pour tes yeux

COMME UN DIMANCHE,
DANS’ COUR D’ÉCOLE
Paroles de André McNicoll


Y m’ont rien dit, y sont partis
les amis de mes années folles.
Me v’là seul au milieu d’ma vie
Comme un dimanche, dans’ cour d’école.

J’les ai pas entendus partir.
P’têt que la cloche a pas sonné ?
Le bonheur v’nait de m’endormir
y’ont pas osé me réveiller.

J’en ai tant passé des lundis
à les guetter, à les attendre.
Le temps de l’école est fini.
Ça m’a pris du temps à l’comprendre.

Pourtant nos rêves étaient si proches
qu’on aurait dû se retrouver
si j’avais pas eu l’idée moche
un matin de m’en éloigner.

  Va faire un tour voir comme c’est « dull »
un dimanche, dans’ cour d’école.

Plutôt que de suivre ma chance,
J’ai pris le ch’min des vieux clichés :
un sentier plat, tracé d’avance,
où mes rêves pouvaient pas aller.

J’ai voulu jouer l’indifférence
Mais j’les entendais m’appeler.
Plus je prenais de la distance
moins je pouvais les ignorer.

Les rêves se laissent pas oublier.
C’est mon miroir que je fuyais.
J’ai voulu r’tourner les chercher
mais la peur me paralysait.

Chu coincé loin de ma maison.
Plus ça va, plus le temps m’isole
au milieu de ma dérision
comme un dimanche, dans‘ cour d’école.

  Va faire un tour voir comme c’est « dull »
un dimanche, dans’ cour d’école.

© 2004 André McNicoll
            Tous droits réservés