LE NEZ À LA FENÊTRE
Paroles de Guillaume Arsenault
Les deux pieds sur terre
Le nez à la fenêtre
Sur un fond d’univers
Mon image reflète
C’est si petit que je m’y perds
Si grand que je m’arrête
Au pied d’un lampadaire
Et d’une boîte aux lettres
Je ferme les paupières
Inverse ma lunette
Observe les lumières
Du ciel de ma tête
La nuit y est si claire
Que tout s’y répète
Je m’amuse à refaire
La course des planètes
J’ai l’impression
De tourner en rond
Sur le chemin de la révolution
Je lance mes billes de verre
La sphère est complète
Il y a des pays en guerre
Et des tempêtes
Des opposés, des contraires
Des Nord, Sud, Est, Ouest
Des répressions policières
Et des manifestes
Je défais les frontières
Les erreurs d’ancêtres
Les paradis les enfers
Les dieux et les maîtres
Si être révolutionnaire
C’est faire à tête
Je vais changer d’univers
À partir de mon être
J’ai parfois l’impression
De tourner en rond
Sur le chemin de la révolution
Mais c’est un escalier en colimaçon
Qui monte sur plusieurs dimensions
Dans un pépin de pomme, tout un verger
Et dans chaque homme, l’humanité
Tout bouge dans ce qui est arrêté
Serais-je toi, Soleil ?
Dans un pépin de pomme, tout un verger
Et dans chaque homme, l’humanité
Tout bouge dans ce qui est arrêté
Serais-je toi ?
© 2004 Guillaume Arsenault
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